Nos 10 propositions pour le retour du leadership agricole de la France

Nos 10 propositions pour le retour du leadership agricole de la France

A l’occasion de la clôture du salon international de l’agriculture, le pôle projet d’OR Jeunes vous propose ses propositions pour un renouveau de l’agriculture en France.

Valéry Giscard d’Estaing disait : « l’agriculture, c’est le pétrole vert de la France ! »

Il faut que la France redevienne la puissance agricole qu’elle était par le passé. L’Europe, a été présente après la seconde guerre mondiale pour relancer l’économie française, maintenant l’Europe a tendance à diminuer son aide à l’agriculture qui doit retrouver toute sa place dans notre économie.

     1. Une redistribution plus équitable des aides aux agriculteurs entre les grands et les petits

Actuellement, les agriculteurs ayant une plus grande surface sont avantagés financièrement par rapport aux petits. Redistribuer équitablement les aides entre eux favorisera une meilleure compétitivité tant sur la productivité que sur la qualité. 

     2. Imposer des prix minimums d’achat (lait, œufs…) pour anticiper la suppression des quotas en 2015 et mieux protéger les agriculteurs des cataclysmes climatiques (baisse du chiffre d’affaires, assurances…)

Une négociation entre les distributeurs et les agriculteurs pour fixer les prix minimaux doit être organisée. Il faut également mieux protéger les agriculteurs des crises économiques (volatilité des prix), sanitaires (épidémies animales) et climatiques (sécheresses, inondations).

     3. Supprimer le crédit supplémentaire de 30% pour l’écologie mais l’allouer pour d’autres thématiques : soutien à la retraite des agriculteurs, réduction des charges, amélioration de la protection sociale, soutien à l’investissement et à la modernisation, renouvellement de la profession…

Les écologistes au sein du gouvernement et du Parlement européen ont milité pour une agriculture  plus verte en imposant un crédit supplémentaire de 30% pour ceux qui mettraient en pratique des mesures supplémentaires sur l’écologie. Ce crédit aurait dû être redistribué dans d’autres domaines.

     4. Préparer la fin des subventions de la PAC en encourageant l’autonomie financière des agriculteurs grâce à la production agricole et aux ventes de leur produits

Aujourd’hui, les agriculteurs vivent presque exclusivement grâce aux subventions nationales et européennes, mais elles ne sont pas éternelles, il faut donc anticiper.

     5. Contrôler plus efficacement les méthodes de pêche afin d’éviter la surpêche ou le chalutage en eaux profondes, néfastes pour l’écosystème marin

Renforcer les contrôles de l’Agence Européenne de contrôle des pêches ainsi que l’action environnementale de l’agence

     6. Le vignoble français, un patrimoine national a préserver : le vignoble cognaçais au patrimoine mondial de l’UNESCO

Un dossier de candidature est d’ailleurs en train d’être monté. Le cognac est le premier exportateur en terme de vins et spiritueux. C’est 161,4 millions de bouteilles exportées dans le monde en 2013. Le cognac s’exporte à 97%, c’est l’équivalent de 35 Airbus A 320. C’est une industrie agricole non délocalisable ! La production de Cognac, c’est environ 75 000 hectares de vignes, 6 crus répartis sur 3 départements, principalement sur la Charente-Maritime, la Charente et quelques communes des Deux-Sèvres et de la Dordogne. Le cognac, c’est aussi et surtout une ville symbole : Cognac. C’est le savoir-faire et la culture française à l‘état pur. Une action dans le même sens pourrait d’ailleurs avoir lieu pour classer les vignobles Bordelais, Bourguignons et ceux de Champagne.

     7. Sanctionner plus lourdement les vols dans les campagnes

Les vols dans les campagnes (bétail, matériel agricole…) ont augmenté de plus de 40% lors des trois dernières années, mettant bien souvent nos agriculteurs dans des situations difficiles. Ces vols doivent être condamnés plus fermement par la justice. De façon préventive, un dialogue doit être instauré entre les agriculteurs et les forces locales de police ou de gendarmerie pour accroitre leur efficacité. 

    8. Aide technique à l’installation des jeunes agriculteurs : aide à la rédaction des documents  administratifs, mise a disposition d’un chargé de mission de la Chambre d’Agriculture pour développer une diversification de l’activité économique (chambres d’hôtes, vente de produits locaux…)

L’UE apporte une aide financière à l’installation des jeunes agriculteurs, il faut aussi leur apporter une aide technique pour s’implanter et développer une activité rentable

     9. Les agriculteurs doivent pouvoir avoir accès aux NTIC

Un tracteur entièrement automatisé (guidage GPS) permet de réduire les coûts d’exploitation. Cet investissement lourd permet aussi un dosage des engrais phytosanitaires et des fongicides avec une mesure plus précise.

     10. Préparer l’après OGM et l’agriculture de demain

Coincée entre urbanisation et défis climatiques, l’agriculture devra muter dans les années à venir. A l’heure actuelle, on nous parle des OGM mais après eux ?  En ce qui concerne les nanoparticules, la directive INCO permettra à partir de décembre 2014 que le consommateur voit figurer la mention [nano] sur la liste des ingrédients de ses denrées alimentaires. Ces évolutions doivent être préparées et non subies.

A propos de OR JEUNES

OR JEUNES
L'équipe des jeunes d'OR !

2 commentaires

  1. Supprimer les aides de la PAC aux Agriculteurs ! C’est augmenter les prix de vente assurés ! Déjà qu’avec la PAC, c’est difficile pour la bonne marche des Exploitations Agricoles !

  2. Bonsoir,
    je trouve vraiment bien que opposition républicaine jeune s’intéresse aux problèmes agricoles et plus largement au monde rural car agriculture et monde rural sont indissociables.
    Cependant, je trouve vos propositions trop plates et sans ambition , un peu à l’image du ministre de l’Agriculture Stéphane LE FOLL.
    Je me permets d’avoir cette remarque peut-être, un peu trop « rude » car je fais mes études en lien avec le monde rural ( j’ai un BTS Agricole, une licence en droit de l’entreprise agricole et je suis étudiant en droit rural et en économie agricole à Paris au sein de IHEDREA).
    La redistribution en faveur des éleveurs et des zones de montagnes ( je suis originaire du Cantal, je connais bien ce sujet) est un vieux serpent de mer qui resurgit à chaque réforme de la PAC. Les politiques parlent de « sociale » mais au final, il n’y a pas les actes (lobbying des producteurs de céréales car les céréales représentent un poids énorme à l’exportation à contrario de la viande ou du lait produit dans les zones défavorisées).
    Mettre des prix garantis, c’est exactement ce que l’Europe démantèle (les quotas) pour se mettre en conformité avec le droit international (accord de Marrachek en 1995). Il est donc utopique de croire à la remise en place les prix garantis. C’est plutôt, je pense, le renforcement du poids des producteurs dans les relations contractuelles face aux transformateurs et à la grande distribution (moment qui était amorcé par Bruno LE MAIRE).
    Mettre en place un crédit d’impôt en faveur de la retraite ou de l’investissement, je pense que c’est une très bonne mesure, et j’irai même plus loin, assoupir le poids des prélèvements obligatoires. Selon une statistique du ministère de l’agriculture, 1 agriculteur fait vivre 5 à 6 actif ( coopératives, banques et assurance…..).
    Bref, je ne vais pas commenter toutes les propositions de « opposition républicaine », car je n’ai pas « la science infuse » mais nous devons réfléchir à plusieurs car on est plus intelligent que seul dans son coin.
    Continuez ce que vous faite, on a besoin de jeune qui s’engage et qui sont acteur!!!
    Amitiés

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